Avant de procéder à l’exécution, les soldats profanent les vases sacrés et les vêtements sacerdotaux trouvés dans la cure, puis ils mettent le feu à l’église et aux maisons du bourg, célébrant leur « victoire » par des chants et des danses. Les condamnées observent ce triste spectacle en se préparant à la mort par la prière. Le jour décline déjà quand l’ordre est donné de marcher au supplice, entre deux rangs de soldats. Michelle Viau, marche à la tête du cortège, entonnant le cantique d’action de grâces, Te Deum laudamus. 23 enfants accompagnent les Vendéennes, blottis dans leurs bras ou marchant à leurs côtés.
Arrivées dans un champ voisin de la cure, les victimes sont alignées le long d’une haie, chacune en face de son bourreau. Le commandant de la troupe leur ordonne alors de s’agenouiller, ce qu’elles font sur-le-champ. Mais on remarque qu’ainsi il sera plus difficile de les atteindre. Elles doivent donc se relever. Un roulement de tambour annonce le feu, suivi par une terrible décharge qui fauche les malheureuses dans un épais nuage de fumée. Le commandant ordonne enfin d’achever les survivants à coup de crosse ou de sabre, et de dépouiller les corps.