A une lieue de la ville, des parlementaires vendéens se présentent aux conventionnels qui accompagnent les armées républicaines. Ils sont venus leur annoncer la capitulation de la garnison contre la promesse de la vie sauve. Haxo l'accepte. Confiants, les Blancs sont désarmés et enfermés dans le château et dans l'église Saint-Philbert. Naturellement la parole d'un officier n'engage en rien les conventionnels (qui n'ont jamais fait grand cas de l'honneur). Ces derniers exultent : « D'Elbée, généralissime des ci-devant armées royales et catholiques, est tombé entre nos mains », écrit le représentant Turreau, qui, avec ses collègues Prieur de la Marne et Bourbotte, décident le soir même de rebaptiser Noirmoutier : Ile de la Montagne, du nom du parti montagnard.
Les jours suivants seront marqués par une impitoyable chasse aux réfugiés vendéens et par une longue série de fusillades dans les dunes de Banzeaux, qui feront plus de 2.000 victimes, un exemple parmi les innombrables massacres commis à cette époque à travers toute la Vendée Militaire.