A-t-il rendu des comptes pour tous ses agissements ? Sur sa complicité dans les crimes des membres du Comité révolutionnaire de Nantes, il comparut au procès, mais finalement fut mis en liberté grâce à l’amnistie du 26 octobre 1795. Sur ses opérations de biens nationaux, il reconnut lui-même qu’il n’en avait rien payé, ce qui ne l’empêcha pas de conserver sa
« propriété
» de la Roche, et son chemin.
D’autre part, il sut faire de la dépréciation des assignats une petite spéculation qui lui réussit, sur les 10.000 livres qu’il avait perçues comme frais de mission pour son voyage à Paris en juin-juillet 1793. Après de longs pourparlers avec l’administration du Département, il finit par s’en acquitter en 1796… pour un seul louis.
Chaux ne fit plus parler de lui après la Révolution. Il passa les dernières années de sa vie dans sa
« propriété
» de la Roche, à Doulon près de Nantes. Il mourut seul, vaincu par la maladie, le 26 novembre 1817. C’était, jour pour jour, l’anniversaire de la signature par le Comité révolutionnaire du fameux arrêté du 6 frimaire an II, qui réglait les conditions barbares de l’envoi à Paris des 132 Nantais, l’un des actes odieux auxquels Chaux avait pris la plus grande part, et qui provoqua la chute des terroristes nantais.
A lire sur Pierre Chaux :
Alfred Lallié, Etudes sur la Terreur à Nantes, volume 1, Cholet, Pays & Terroirs, 2008, pp. 105-118.