Il élabore ainsi un plan d'action au moyen de colonnes mobiles formant deux armées qui progresseront en étau vers le centre de la Vendée. Les ordres qu'il a reçus sont clairs. Il les relaie aux commandants de ses colonnes :
g[ Tous les brigands [nom donné aux insurgés] qui seront trouvés les armes à la main, ou convaincus de les avoir prises pour se révolter contre leur patrie, seront passés au fil de la baïonnette. On agira de même avec les filles, femmes et enfants qui seront dans ce cas. Les personnes, seulement suspectes, ne seront pas plus épargnées… Tous les villages, métairies, bois, genêts, et généralement tout ce qui peut être brûlé sera livré aux flammes… ]g (Instruction relative à l'exécution des ordres, donnée le 19 janvier 1794)
Les colonnes se mettent en marche le 21 janvier suivant. L'horreur de leurs exactions, incendies et massacres de masse, qui se prolongeront jusqu'à l'été, leur vaudront le nom de Colonnes infernales.